Publié dans Politique

Téléphérique - Antananarivo au même niveau que les grandes villes du monde 

Publié le vendredi, 21 juin 2024

« Nous assistons à la naissance d’une ville d’Antananarivo moderne à l’image des grandes villes dans le monde », a déclaré fièrement le Président de la République Andry Rajoelina, hier. Le Chef de l’Etat a tenu à faire le déplacement à Anosy pour lancer l’essai technique du téléphérique et faire partie des premiers passagers de ce nouveau moyen de transport par câble. Accompagné de plusieurs personnalités du régime ainsi que des responsables de la construction des stations, le Président a d'abord effectué une visite guidée de la station d'Anosy, menée par le secrétaire d'Etat chargé des Nouvelles villes et de l'Habitat (SENVH), Gérard Andriamanohisoa, avant de monter dans l'une des cabines pour se rendre à Soarano où une autre inspection des lieux a été effectuée. Le trajet n’a duré que 3 minutes et quelques secondes.

D’emblée, le Président a indiqué que le téléphérique se présente comme une solution pour les mères de famille et les personnes âgées qui ratent souvent les taxis-be le soir. « Avec 3000 ariary, un prix abordable comparé au frais des taxis et taxis – motos, ces mères de famille n’auront plus à lutter et risquer de se faire blesser dans la course aux taxis-be. Il n’y aura plus de femmes enceintes qui tomberont des taxis-be, ni des taxis-motos ».

L’essai technique d’hier a permis de confirmer la fiabilité du téléphérique. Selon les précisions des responsables, en cas de défaillance du moteur principal qui assure le déplacement des cabines, un moteur de secours se déclenchera pour permettre aux passagers d'atteindre leur destination. De plus, le téléphérique contribue aussi à  la baisse de l’émission de gaz carbonique. En effet, le système marche entièrement à l’électricité et réduit la fumée nocive à la santé et la dégradation de l’environnement. D’ailleurs, en montant à bord des cabines, le Président Andry Rajoelina a tenu à dissiper toutes les craintes et les appréhensions des usagers.

50 ans passés, ce sont les bus FIMA et les FIBATA qui étaient les principaux moyens de transport pour les habitants d'Antananarivo. Aujourd’hui, la population est en constante augmentation. La ville d'Antananarivo a été conçue pour 300 000 habitants contre 3 millions actuellement  d’où l’importance d’innover dans les types de transport.

Une fierté nationale

Madagascar s’ajoute ainsi à la liste des pays qui utilisent le transport par câble. Cela constitue une fierté pour tous les Malagasy. L’ambassadeur de France, parmi les invités lors du test d’hier, n’a pas manqué de féliciter l’Etat malagasy pour cette réalisation. « Le téléphérique offre une nouvelle perspective de découvrir Antananarivo », a – t – il déclaré avant d’ajouter que « l’Etat français est très fier d’avoir participé à ce magnifique moyen de transport que ce soit par le financement, mais également les entreprises françaises qui ont permis l’achèvement du téléphérique ».

De son côté, le SENVH a indiqué que le transport de passagers ne sera pas pour tout de suite malgré ce test pleinement réussi. En effet, il manque encore l’entreprise qui va gérer le projet. La billetterie, la sécurité, l’accueil, tout cela devra encore faire l’objet d’un appel d’offres. En pleine finalisation, la société sera dévoilée bientôt. Le transport des passagers n’attend donc plus que les formalités d’exploitation avant d’être complètement opérationnel. 

Questionnés sur leurs impressions par rapport à cette expérience à bord d’un téléphérique, certains passagers ont affirmé que c’est une nouveauté exaltante.  « Découvrir les quartiers d’Ampefiloha, d’Isotry vu du ciel a été une expérience unique. C’est comme si on prenait l’avion sans le tarif exorbitant », confie un passager avec amusement. Avec une possibilité de transport allant jusqu’à 75 000 passagers par jour, le téléphérique suscitera, sans nul doute, l’engouement des Tananariviens tout comme les touristes qui seront de passage dans la Capitale.

 

Nikki Razaf

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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